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Bruno Bauraind est le secrétaire général du Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (Gresea). Docteur en sciences politiques et sociales de l’Université de Mons, ses recherches portent sur le monde contemporain de la grande entreprise (internalisation, restructuration, concentration) et sur les relations de travail qui s’y structurent. Au sein du GRACOS, il étudie en particulier les conflits dans le secteur aérien et dans la sidérurgie, notamment dans le cadre de restructurations d’entreprises.
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Aline Bingen est professeure de sociologie du travail et de l’emploi à l’Université libre de Bruxelles et membre du centre de recherche METICES. Elle a consacré sa thèse de doctorat aux processus de restructurations d’entreprises et de reconversion des travailleurs et travailleuses touchés par des licenciements collectifs. Au sein du GRACOS, elle s’intéresse particulièrement aux conflits sociaux consécutifs aux restructurations d’entreprise, ainsi qu’à ceux qui accompagnent les évolutions du secteur non marchand.
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Meike Brodersen est professeure de sociologie du travail à l’Université libre de Bruxelles et membre du centre de recherche METICES. Ses recherches examinent le travail au croisement des mobilités spatiales, de la digitalisation et des rapports de genre. En travaillant sur les secteurs du transport routier, de l’économie de plateforme, de la recherche scientifique et de l’horeca, elle analyse les conséquences des mouvements d’externalisation des entreprises contemporaines. Au sein du GRACOS, elle s’intéresse particulièrement aux conflits sociaux aux marges des systèmes établis de relations professionnelles, dans les secteurs du transport et de la logistique, ainsi que dans l’économie de plateforme.
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Jan Buelens est professeur en droit du travail à l’Université d’Anvers. Il est avocat au barreau d’Anvers et au barreau de Bruxelles pour le cabinet Progress Lawyers Network. Il est spécialisé en droit social européen, en droit collectif du travail (droit de grève, protection des représentants des travailleurs…) et en droit individuel du travail (licenciement, emploi précaire, discrimination…). Il est membre de l’association flamande pour le droit du travail (VVA) et de l’Institut de coopération entre université et mouvement des travailleurs (ISUA).
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Bernard Conter est chargé de recherche à l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (IWEPS) et chargé d’enseignement à ESPOL-Lille et à la Haute école de Louvain en Hainaut (Institut Cardijn). Docteur en sciences politiques de l’Université de Bordeaux, ses travaux portent essentiellement sur les politiques de l’emploi et de la formation et sur l’influence de l’Union européenne sur les politiques nationales et régionales. Au sein du GRACOS, il s’intéresse en particulier à la conflictualité et à la concertation sociales au niveau interprofessionnel.
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Anne Dufresne est docteure en sociologie et collaboratrice scientifique au centre de recherche METICES de l’Université libre de Bruxelles. Elle collabore également avec l’Institut européen du salariat (Nanterre), avec le Global Labour Institute et avec l’Observatoire des multinationales (Paris). Après avoir longtemps travaillé sur le salaire comme enjeu pour le syndicalisme européen (UE et États membres), ses recherches se concentrent aujourd’hui sur les nouvelles mobilisations sociales – y compris transnationales – comme expériences révélatrices de l’évolution de la représentation collective, en particulier concernant les travailleurs de plateforme. Au sein du GRACOS, elle s’intéresse notamment aux mobilisations des gilets jaunes, des coursiers et des chauffeurs Uber.
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Charlotte Dumont est chercheuse au centre METICES de l’Université libre de Bruxelles. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle étudie les rapports entre syndicalisme et politique dans le contexte de la dépilarisation. Au sein du GRACOS, elle s’intéresse aux conflits dans le secteur de la grande distribution.
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Apolline Dupuis est assistante à l’Université de Mons. Dans le cadre de sa thèse de doctorat en sciences politiques, elle étudie l’engagement syndical et le féminisme en Belgique et au Bangladesh dans une approche critique du travail et du genre.
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Isil Erdinç est chargée de cours en sciences du travail à l’Université libre de Bruxelles et membre du centre de recherche METICES. Elle étudie les politiques sociales, la sociologie du syndicalisme, la sociologie des mouvements sociaux, la sociologie des régimes politiques et les relations entre les partis politiques et les syndicats. Au sein du GRACOS, elle s’intéresse notamment au secteur non marchand, ainsi qu’aux mobilisations syndicales liées à l’environnement.
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Jean Faniel est le directeur général du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP). Docteur en sciences politiques de l’Université libre de Bruxelles, ses recherches portent notamment sur les syndicats, les mouvements sociaux, le monde associatif, les partis politiques et la vie politique belge. Il est également membre de l’Association belge francophone de science politique (ABSP). Au sein du GRACOS, il s’intéresse en particulier à la conflictualité et à la concertation sociales au niveau interprofessionnel.
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Natalia Hirtz est chercheuse-formatrice au Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (GRESEA). Docteure en sociologie, elle est membre du Reproductive Labor Network. Spécialisée en sociologie du travail et des mouvements sociaux, ses intérêts de recherche portent sur le travail et son articulation avec les rapports de classe, de genre et de race. Au sein du GRACOS, elle s’intéresse particulièrement aux conflits sociaux dans le secteur de la santé.
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Vincent Lefebve est chercheur au Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP) et collaborateur scientifique au Centre de droit public et social de l’Université libre de Bruxelles. Docteur en sciences juridiques et philosophe, ses principaux thèmes de recherche sont les usages politiques du droit (notamment par les mouvements sociaux), le processus de prise de décision en temps de crise, les institutions belges et le fédéralisme, ainsi que les représentations de la justice dans la culture populaire. Au sein du GRACOS, il analyse les mobilisations dans les secteurs de la justice, des prisons et de l’enseignement francophone.
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François-Xavier Lievens est enseignant en haute école, après avoir été juriste au sein du service d’études et de formation d’une centrale syndicale puis assistant à l’UCLouvain. Doctorant en droit du travail au sein de cette université, il s’intéresse à la place des questions écologiques au sein des relations collectives de travail. Il étudie notamment les relations collectives au sein des chemins de fer belges et l’ouverture de ceux-ci à la concurrence Au sein du GRACOS, ses recherches portent en particulier sur le droit de grève et ses remises en cause.
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Esteban Martinez-Garcia est professeur honoraire de l’Université libre de Bruxelles et membre du centre de recherche METICES. Ses domaines de recherche portent sur l’organisation du travail, sur les politiques de l’emploi et sur les relations professionnelles. Au sein du GRACOS, il s’intéresse aux transformations de l’entreprise, notamment dans le secteur financier et la grande distribution.
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Laetitia Mélon est maître de conférences et chargée de recherche au centre METICES de l’Université libre de Bruxelles. Elle a consacré sa thèse de doctorat aux conditions de travail et d’emploi des travailleurs sociaux en réalisant une recherche-action. Dans ce cadre, elle a notamment analysé les réponses collectives et préventives initiées par les interlocuteurs sociaux du secteur en ce qui concerne le phénomène des risques psychosociaux. Ses travaux de recherche portent sur la santé au travail, sur la réintégration des travailleurs malades de longue durée et sur les relations collectives dans le secteur non marchand. Au sein du GRACOS, ses analyses concernent principalement des conflits sociaux dans le non-marchand ou en lien avec des licenciements, notamment collectifs dans le cadre de restructurations ou de fermetures d’entreprises.
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Alexandre Orban est chercheur en géographie humaine. Il participe à plusieurs recherches sur les relations entre ville et activités productives, telles que le projet européen Cities of Making. Sa thèse de doctorat au Cosmopolis Centre for Urban Research (Vrije Universiteit Brussel) se focalise sur les actions collectives de travailleurs et travailleuses et de représentants et de représentantes des organisations syndicales dans les milieux industriels à Bruxelles durant la période 1974-2020 et tente d’en comprendre les impacts sur les espaces de travail et leur salariés et salariées. Ses principaux cas d’étude sont Volkswagen Forest / Audi Brussels, le secteur de la transformation alimentaire et le Comité régional bruxellois de la CSC. Au sein du GRACOS, il s’intéresse particulièrement aux secteurs industriels et de la grande distribution, dont il étudie la géographie des grèves.
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Pierre Reman est économiste et professeur émérite de l’UCLouvain, où son enseignement a porté sur les politiques sociales et de l’emploi. Son domaine de recherche principal concerne la sécurité sociale et la protection sociale. Au sein du GRACOS, il s’intéresse particulièrement à la conflictualité dans les secteurs de la presse, de l’agriculture et de l’enseignement. Il est administrateur du CRISP et membre du comité de rédaction de La Revue Nouvelle.
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Douglas Sepulchre est assistant et doctorant au centre de recherche METICES de l’Université libre de Bruxelles. Il est historien et sociologue. Ses recherches portent sur les transformations du travail et du syndicalisme sous l’effet de la crise écologique. Dans le cadre de sa thèse, il s’intéresse aux conflits écologiques dans la logistique aéroportuaire.
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Maria Cecilia Trionfetti est chercheuse au centre METICES de l’Université libre de Bruxelles. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, elle étudie l’incidence des conditions de travail et des pratiques managériales sur la santé des travailleuses du secteur des maisons de repos et de soins du secteur privé commercial, ainsi que les stratégies de résistance qui émergent pour revendiquer une autre approche de travail du care. Au sein du GRACOS, elle s’intéresse aux conflits dans le secteur non marchand, en particulier dans le milieu des soins de santé.
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Kurt Vandaele est chercheur à l’Institut syndical européen (ETUI). Docteur en sciences politiques de l’Université de Gand, ses recherches portent sur l’histoire et la sociologie du mouvement ouvrier en Europe, sur le répertoire d’action collective des travailleurs, sur le renouvellement du syndicalisme, sur l’économie des plateformes, ainsi que sur l’économie politique de la Belgique et des Pays-Bas. Au sein du GRACOS, il analyse l’évolution des statistiques de grève.
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Jean Vandewattyne est chargé de cours à l’Université de Mons (Service de Psychologie du travail) et à l’Université libre de Bruxelles (centre de recherche METICES). Docteur en sociologie, ses recherches portent principalement sur les aspects humains et organisationnels du fonctionnement des entreprises comme des organisations non marchandes. Il est actuellement membre de l’équipe d’animation du CR 25 « Sociologie des relations professionnelles et du syndicalisme » de l’Association internationale des Sociologues de langue française (AISLF) et membre du RT 18 « Relations professionnelles » de l’Association française de sociologie (AFS). Au sein du GRACOS, il s’intéresse tout particulièrement aux grèves et aux conflits sociaux dans le secteur aérien, dans les transports publics, dans les services postaux, dans la sidérurgie et au niveau de l’entreprise.
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Zephyr Vitali est doctorant au centre de recherche METICES de l’Université libre de Bruxelles. Ses travaux portent principalement sur des questions de sociologie du travail et sur les mobilisations collectives. Dans le cadre de sa thèse, il s’intéresse plus spécifiquement à l’organisation du travail de plateforme et aux rapports à l’autonomie que les travailleurs des applications développent dans le cadre de leur activités.
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GRACOS est l’acronyme de « Groupe d’analyse des conflits sociaux ». Il s’agit d’un collectif interdisciplinaire de chercheuses et de cercheurs s’intéressant à la conflictualité sociale au sens large, en lien avec les questions de relations collectives de travail.
Fondé en 2011, le groupe s’est fixé pour premier objectif de produire annuellement une publication dans laquelle sont étudiés les principaux conflits sociaux qui se sont déroulés en Belgique durant l’année civile précédente. Cette publication, qui paraît dans le Courrier hebdomadaire du CRISP, comporte en outre une analyse annuelle des statistiques officielles sur la grève. Par ailleurs, le GRACOS organise également d’autres activités en rapport avec son thème d’étude comme des séminaires.
Les conflits sociaux analysés sont sélectionnés par les membres du GRACOS sur la base de deux critères : d’une part le caractère marquant de ces conflits, et d’autre part leurs conséquences potentiellement fortes sur la philosophie des relations collectives de travail ou sur le fonctionnement du système social en Belgique. Les événements étudiés sont donc remarquables soit par l’ampleur qu’ils ont prise (en termes de mobilisation sociale ou de retentissement médiatique), soit par les décisions politiques qu’ils ont générées, soit par les effets qu’ils pourraient engendrer. Une attention particulière est portée au phénomène de la grève, qui constitue un droit fondamental dans un système démocratique. Plus largement, tout conflit social considéré par le groupe comme un événement important peut être traité.
Le GRACOS se compose de sociologues, de politologues, de juristes, d’économistes, tant francophones que néerlandophones, qui portent un intérêt tout particulier à l’évolution de l’exercice de la grève. Les nouveaux membres désireux de participer à l’écriture collective sont intégrés par cooptation. En fonction des sujets susceptibles d’être traités, le groupe s’ouvre à l’occasion à des contributions extérieures.
Le nom « Iannis Gracos » a été retenu comme appellation collective des auteurs de la publication annuelle, par référence à la lutte du peuple grec contre les mesures d’austérité qui lui sont imposées depuis 2010.
Pour nous contacter : iannisgracos@gmail.com




















